Chronique n°2 : l'Attaque des démons

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Chronique n°2 : l'Attaque des démons

Message par Kezim Landras le Mar 9 Mai - 15:25



2cnde chronique des Expéditions Fallen,
An 628 du calendrier du Roi,
Nuit du 8ème jour, 5ème mois.


C'était une soirée qui, au début, se voulait pourtant calme, vouée au repos, à la camaraderie, aux liens qui se tissent entre nous. Tout du moins, c'était mon objectif. Mais cela ne s'est pas vraiment passé comme je l'imaginais.

En effet, quelques jours après notre aventure en Dun Morogh, je me suis présenté à la tour qui fait office de Q.G pour notre organisation. Située en plein cœur de la forêt d'Elwynn, elle trône, massive, se faisant une place parmi les grands arbres de ces bois. Son sommet dépasse leurs feuillages. Ça et là, des vitres éclairées indiquaient le chemin aux voyageurs égarés, tel un phare. J'ai naturellement suivi ces lumières, me frayant un chemin dans la pénombre.

Ayant passée une journée des plus tranquilles jusqu'ici, entre les parties de pêches proposées par la foire de Sombrelune qui venait de débuter, les séances de méditation et d'entraînement, et évidemment, un bon repas au midi suivi d'une bonne sieste... bref, je désirais une soirée qui ne tâche pas tout ce beau tableau.

Mais sur le chemin qui menait à la tour, je sentais déjà que quelque chose se tramait. Une sensation bizarre. L'air était piquant. Les arbres agités. La nature silencieuse. Le vent semblait siffler un discret requiem. En me concentrant, je perçus que les flots de chi m'entourant étaient dispersés, raréfiés. Si l'harmonie était notre oxygène, j'aurai suffoqué en un instant.

Instinctivement, je plissai les yeux. Le danger rôdait. Quelque part. Il était plus ou moins proche... Je n'en avais aucune idée. Mais il y avait quelque chose d'anormal, j'en étais quasi sûr.

J'ai tout de même repris contenance, me convainquant alors que ce n'était sans doute qu'une impression. Peut-être la fatigue me troublait-elle déjà la perception du monde qui m'entourait ! J'ai alors atteint l'entrée de la tour, croisant le chemin de Chrollo, notre chef. Lui aussi semblait avoir envie de venir se ressourcer parmi ses semblables. Il avait une mine inquiète. Peut-être avait-il perçu la même chose que moi ?

Cordialement, il m'invita à le suivre à l'intérieur de la tour, ce que je fis. A l'intérieur, quelques uns de nos camarades étaient déjà là : Nacra, Nadhara, Gabriel (qui me souhaita la bienvenue), Jiao, ainsi qu'un autre draeneï que je ne connaissais pas jusqu'ici. Un redresseur de torts, sans nul doute, au vu de son armure. Et évidemment, il y avait la petite Mirrev, la jeune enfant de Chrollo et Nadhara. La petite protégée bichonnée par toute l'Expédition. Lorsque je posa mon regard sur cette enfant, je ne pus que remarquer son aura des plus particulières. Quelque chose émanait d'elle, mais je ne saurais toujours pas dire quoi. Une chose est cependant sûre : cette petite fille n'est pas vouée à un destin banal.

La troupe semblait joyeuse, en train de partager du bon temps autour d'une table. Mais tous lurent dans le visage de Chrollo que quelque chose n'allait pas. Ce dernier se mit alors à table, et nous informa que des démons supérieurs avaient pour désir de s'en prendre à Nadhara, ancienne illidari, et surtout à Mirrev. Était-ce donc par volonté de se venger des actes passées de Nadhara, ou pour autre chose ? Je n'obtins pas la réponse ce soir-là.

Mais ce moment fut le calme avant la tempête. Quelques instant plus tard, Nadhara perçut qu'un portail démoniaque s'était ouvert non loin de la tour, au nord-est. Il semblait que les démons avaient retrouvé l'objet de leur colère, et qu'ils nous envoyaient leurs sous-fifres en guise d'avertissement. Et apparemment, ce n'était pas la première fois...
Tous accoururent dehors, moi y compris, enfin de mettre un terme à cette menace. Paniquée de nous voir tous partir, Mirrev nous suivit précipitamment. Nous prîmes peur pour elle, et Jiao la raccompagna dans la tour, en lieu sûr, pour veiller sur elle.

L'ombre de la forêt fut alors dévorée par le vert gangrené du portail démoniaque, duquel s'extirpaient gangrechiens, gangregardes et autres sbires de la Légion Ardente. Une attaque qui prit rapidement de l'envergure !

Nous nous sommes rapidement mis en garde, prêts à en découdre tous autant que nous étions. Mais alors que je commençais à concentrer mon chi, je fus pris d'un constat flagrant : le groupe avait davantage besoin des talents de Jiao que des miens, pour en finir rapidement avec ces nouveaux ennemis, comme ils l'avaient fait avec le groupe de trolls crin-de-givre à Dun Morogh. J'ai alors proposé d'échanger ma place avec Jiao et de veiller sur Mirrev. Le groupe accepta. Je me précipita donc vers la tour, il n'y avait pas de temps à perdre !

Une fois sur place, j'ai transmis l'ordre à Jiao, qui m'a menacé de mort s'il arrivait quelque chose à Mirrev. Je n'arrive toujours pas à me décider si c'était ironique ou non... Quoiqu'il en soit, à cet instant, j'ai promis de veiller sur elle. La grande pandarène se rua alors vers le cœur sombre de la forêt. Quand à moi, je suis allé à la rencontre de Mirrev, avec qui j'ai fait connaissance. J'ai su préserver mon calme naturel pour ne pas intimider, ni faire paniquer davantage la jeune fille. Nous avons parlé ensemble de nourriture, mais aussi et surtout de l'épée qu'on lui a donné, et des cours auxquels elle a déjà participé, visant à renforcer son esquive et son agilité en attendant que sa force émerge un jour. Je lui ai alors suggéré de continuer à bien se nourrir, et à bien s'entraîner, pour qu'un jour, elle surpasse ses parents.

Mais alors que je veillais sur l'enfant et tâchais de la distraire en attendant la fin du combat, je perçus une présence collée à la porte de la tour. Alerté, je demandai à Mirrev de rester ou elle était, pendant que je m'approchais de l'entrée. J'ai alors entrouvert la porte, et surpris deux énergumènes qui, visiblement, étaient très curieux vis à vis de notre tour... trop, même, à mon goût.

L'un s'appelait Bergâl, l'autre Bartolt. Le premier semblait louche, inventant à la va vite une histoire pour justifier sa présence, me prenant indubitablement pour un benêt qui allait tout gober. Le deuxième était plus réservé, d'une timidité presque gênante, qui semblait même en vouloir à son congénère d'être ici. J'informai alors le duo de l'attaque des démons, et leur intima de mettre les voiles pour se mettre à l'abri. Bergâl sortit alors ses armes, un sabre et un pistolet, fermement décidé à aider, semble-t-il. Je lui indiquai d'abord le nord, et il se précipita, avec une rage de vaincre toute nouvelle ! Bartolt resta là, sur place, tout penaud et aussi abasourdi que moi sur la nouvelle motivation de son complice ! Il me parut sympathique. Je lui offrit donc un morceau de la boule de riz que m'avait confié Jiao il y a quelques jours. En omettant de lui raconter mon passage forcé aux toilettes après avoir consommé de cette dernière, évidemment. C'était moins drôle, sinon.

C'est à ce moment qu'un autre membre de l'expédition, Luran, apparut. C'était un druide elfe, particulièrement attaché à la forme de cerf. Je lui ai expliqué ce qu'il se passait.

Et je n'eus le temps que de cela. Car nous fûmes attaqués par surprise ! Nos ombres s'agrandirent et s'animèrent d'une danse macabre. Sur mes gardes, je me retournai rapidement et me mis en garde, dans la posture du serpent-nuage. J'eus le temps de parer un premier coup, mais le deuxième m'atteint de plein fouet au visage ! De plein fouet, c'est le cas de le dire, car je venais effectivement d'être touché par cette arme. Un ricanement sordide émana des ombres, qui s'avancèrent, révélant leur nature à la clarté de la lune à demi masquée par le manteau de feuilles des arbres : deux succubes !

Le coup me brûla, et la douleur est toujours présente à l'heure ou j'écris ces lignes. L'arme corrompue du démon fit son effet, mais je ne perdis pas la face pour autant. (perdre la face... coup au visage... vous l'avez ?)

Hum, bref. Les deux démons luxurieux dévoilèrent presque directement leurs intentions : leur cible principale n'était nul autre que Mirrev elle-même ! Mais Luran et moi ne l'entendirent pas de cette oreille. Bartolt non plus, d'ailleurs ! A notre grande surprise, celui qui est arrivé comme un cheveu dans la soupe dans notre histoire se transforma en dangereux et robuste worgen. Alors que je subissais une nouvelle blessure et fut entravé au bras, et que Mirrev, malgré tous nos efforts pour la protéger, subit quelques coups et blessures, le loup-garou bondit sur l'une des succubes et lui dévora littéralement la jugulaire ! Hélas, la pauvre petite Mirrev, qui venait déjà d'essuyer la brutalité des démones, assista à ce carnage, fixant les jambes de la succubes saturées de spasmes alors que les crocs et son propre sang l'étouffaient. Elle disparut alors comme elle était apparue : dans l'ombre. L'autre succube fut transpercée par les bois de Luran. Mirrev eut alors bondit sur son dos pour se mettre à l'abri. Mais le menace venait d'être écartée, et le plan des démons déjoué.

Fatigué, le corps ensanglanté, je concentrai néanmoins toute mon attention sur l'enfant, qui était blessée et terrifiée. Nous sommes rentrés à l'intérieur, fermant la porte à double tour. Nous nous sommes alors occupés de Mirrev. Luran et moi l'avons soigné et rassuré. Je pris également le temps de remercier Bartolt pour avoir contribué à la vie sauve de la petite fille. Des remerciements qu'il accueillit avec modestie.

Puis, un bruit de vitres brisées résonna depuis l'un des étages de la tour. Songeant à une autre attaque de démons, nous sommes restés vigilants. Luran est allé voir, pendant que je restais aux côtés de Mirrev. Mais c'était Bergâl qui, absent jusqu'ici, n'avait pas trouvé mieux que de nous fracasser une vitre pour entrer. Il semblait arriver après la bataille, mais il nous montra son sabre, imprégné de gangresang, pour nous montrer sa bonne foi. Je restai néanmoins sur mes gardes.

Les brumes que je tisse afin d'effectuer des soins ont apaisé Mirrev jusqu'à l'endormir sur la chaise ou elle se tenait. Clerâ est alors apparue, et a alors proposé d'aller la coucher et de veiller sur elle. J'ai alors profité de ce moment pour enfin me soigner à mon tour. Je garde encore une cicatrice au visage et au bras, ainsi que quelques sursauts de douleur, qui vont avoir du mal à partir... Mais je suis patient.

Après m'être requinqué, j'ai alors pris la décision d'aller aider nos camarades dans la forêt. Je suis arrivé à la fin du combat, surprenant Nadhara en train d'achever un démon. Jiao, et surtout Chrollo, étaient blessés. La première avait une blessure légère, le deuxième s'était carrément évanoui. Le redresseur de torts s'est alors désigné pour le porter jusqu'à la tour. Quand à Nacra et moi, nous avons accompagné Jiao. Nadhara s'est ruée vers le bâtiment, après que je lui ai fait part de l'attaque. Craignant pour son enfant, elle sembla être incontrôlable un instant.

Alors que l'ancienne illidari disparut à l'étage, Je me suis occupé de la blessure de Jiao, qui a salué mes compétences de Tisse-brume. Et c'est après cette dernière bonne action que je suis allé me reposer, exténué, le corps encore endolori. J'ai suggéré à tout le monde d'en faire de même.

Des questions demeurent cependant en suspens dans mon esprit. Quelles sont réellement les raisons de ces attaques ? A-t-on oublié (volontairement ou non) de me dire quelque chose à propos de l'enfant, ou du passé de ses parents ?
Bergâl et Bartolt étaient-ils vraiment des voyageurs dont l'émergence dans cette histoire était un pur hasard, ou bien se gardent-ils bien de dévoiler leurs véritables intentions ? Si c'est cela, quelles sont-elles ?

J'aimerai beaucoup avoir le coeur net sur tout ceci.

Par Kezim Landras, Intendant (spécificité : Chroniqueur et Diplomate)
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